Week-end en vadrouille bien chargé: samedi 16 et dimanche 17 juillet

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Départ de bon matin pour rejoindre Guntur. Nous rencontrons des étudiants dans une salle de classe et répartis par petits groupes, il est plus facile d’échanger sur nos systèmes éducatifs et culturels respectifs.

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Le soir nous nous rendons à Vijayawada, un lieu de pèlerinage au sommet d’une montagne, où les Indiens offrent leur chevelure en offrande. C’est émouvant de se retrouver en haut sous le manteau étoilé, le calme recouvrant la ville, le silence étant si rare ici. Nous sommes tellement contents que l’on se motive pour y retourner le lendemain pour monter encore plus haut cette fois.

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Du coup, on tombe de nos lits de camps dès 5 heures dimanche, pour aller crapahuter au sommet. On va ensuite de temple en temple au cours de la matinée. Temple jaïniste pour commencer, un repère de singes, puis visite du temple hindou de Shiva, le dieu de la mort, procession, on fait sonner une petite cloche, on s’incline. Enfin expédition pause photos devant une immense statue de Bouddha, « one, two, three, chappatis ».

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Le Père Christian, Helena, Diane, Julia, Leonor et Geneviève partent ensuite à Pedana sur les traces d’un chantier Inde Espoir mené il y a 7 ans.  Sister Prema (love en telugu) et les enfants du village nous accueillent très chaleureusement.

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Après ce week-end riche en rencontres et expéditions, nous sommes d’attaques pour continuer le chantier 2016.

Internes à Darsi

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Le matin, les 750 enfants de Darsi se retrouvent tous bien rangés en uniformes impeccables dans la cour pour une cérémonie. Hymne indien chanté à tue-tête, gymnastique, discours, et défilé jusqu’aux salles de classes.

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André Malraux : « le sari est sans doute la plus belle robe du monde »

Les enfants sont regroupés par classes de 60, les filles d’un côté de la salle, les garçons de l’autre.  Louise, Julia et Geneviève ont pu expérimenter le rôle de prof devant une classe de secondes. A la question, «Qu’est ce que le bonheur pour vous ? » (impro totale!), les élèves répondaient, « le cricket », « le foot », « les échecs », après cet échange très fructueux, nous avons étudié un texte en anglais et nous étions assez surprises que les filles aient très peur de participer, les garçons étant les seuls à répondre à nos questions.

De façon générale, nous sommes tous frappés par les inégalités hommes femmes de la société indienne et l’empreinte du système des castes sur la vie quotidienne. Avec le temps nous percevons davantage la présence de la violence au sein des familles et à l’école. Nous nous sentons parfois déstabilisés par certaines rencontres sur le chantier, comme celle de cette femme de 21 ans enceinte de son quatrième enfant se confiant à nous.

Bus de l’ambiance, filtrage de sable, dodo !

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« Encore du sable, toujours du sable, le même sable » : chanté comme ça on dirait la routine, mais il y a des petites variantes sympathiques comme les briques et les pauses chaï aident à se revigorer!

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Chaï attitude

On récite des poèmes en filtrant, on se pose des énigmes, nos cotravailleurs indiens nous apprennent le telugu ! D’autres nous apportent des épingles à nourrices pour respecter les règles de pudeur locales, « couvrez cette épaule que je ne saurai voir ». On se sent observé aux toilettes, par de gros lézards ; les geckos, mais les geckos sont nos amis, mangeurs professionnels de moustiques.

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Nous sommes parfois invités déguster des chappattis dans les maisons du village. Une femme nous montre ses photos et son livret de famille avec émotion, ce sont toujours de supers échanges. Une autre annonce à Diane qu’elle a choisi de nommer son enfant « Djanu » (Diane en telugu bien sûr) après s’être liée d’amitié avec elle.

De retour à Darsi en fin d’aprèm, c’est l’occasion de se mêler à la cour de récré de l’internat pour apprendre le rock aux étudiants, ou bien discuter. Une vieille femme lit nos avenirs dans nos mains, ça promet !

Le soir, on part parfois en excursion par petits groupes dans les villages alentours accompagner le Father Peter qui y célèbre la messe. On franchit le seuil de quelques maisons à la nuit tombée, on apprend des chants et jeux de mains aux enfants qui nous conduisent vers leurs familles.

Le village s’endort, les loups garous et moustiques se réveillent.

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Le 14 juillet indien, « Happy Independence Day ! »

Namaskaram,

À peine levés, tous les enfants nous souhaitent un “Happy Independence Day” et nous découvrons la pancarte préparée par les Indiens en l’honneur du jour de gloire qui est arrivé ! Aujourd’hui nous nous rendons sur le chantier uniquement le matin, « aux gants, aux citoyens, formez vos groupes de sable, filtrons, filtrons » !

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Après-midi cuisto afin de concocter un menu franchouillard pour nos invités indiens du soir. Tandis que certains pleurent pour éplucher les oignons : on s’adapte aux goûts locaux, les indiens étant de vrais oignonivores ; d’autres mieux lotis rôtissent autour du poulet à la broche, par les temps qui courent, ça rafraîchit ! La team salade de fruits lave consciencieusement mangues, ananas, grenade, coco, papaye, fruit de la passion, j’aime quand tu ris, fruit de Jack etc.

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Le soir,  danses et chants indiens au programme, on se croirait dans un Bollywood, la fête au village, puis on nous demande d’occuper le devant de la scène, alors c’est parti ! Marseillaise la main sur le cœur devant un public déchainé et rock, enseigné la veille par Hadrien à toute l’équipe, succès garanti.

Le lendemain, nous avons appris avec tristesse les attentats à Nice. Nous avons fait une minute de  silence pour les victimes le samedi avec tous les jeunes du collège de Guntur.

Week-end d’intégration

Samedi 9 juillet

Nous commençons à mieux connaître les habitants du village, grâce aux liens tissés avec les enfants, et nous pouvons travailler petit à petit avec les adultes qui n’osaient pas toujours nous rejoindre au début. Ce matin Charles, Justine et Louise ont même eu la chance d’expérimenter la conduite indienne en tracteur ou moto ! Nous avons hâte d’approfondir nos relations avec les Agnipuriens, meilleures de jour en jour. En travaillant par petit groupe de quatre répartis entre les différentes maisons, nous devenons plus proches  des familles. Nous nous habituons peu à peu à la chaleur, aux différences culturelles, et au travail physique apprivoisés par Mother India.

Pour fêter le week-end, aprèm Bollywood au ciné de Darsi, chorégraphies et émotions garanties !

A suivre…

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Maximum!

A l’attaque du chantier

Du mercredi 6 au vendredi 8 juillet 2016

Après ces quelques jours de travail, le filtrage de sable, ça nous connaît ! Le tamisage et le travail à la chaîne de transport de briques et seaux commencent à rythmer nos journées. On profite du temps passé au village pour jouer avec les enfants qui ont du temps libre cette semaine, la fin du Ramadan donnant lieu à deux jours férié en Inde. Bouillonnant d’énergie, les enfants nous transmettent leur enthousiasme pour mener à bien le chantier. Nous sommes impressionnés par leur capacité à nous imiter, à chanter avec nous et à se réjouir de tout ! Ils se sont même fait supporters de l’équipe de France, Jacques, qu’ils appellent Jackie Chan et Benjamin, leurs ont appris« allez les Bleus » nous portant chance !

Mercredi soir, Peter Daniel, le jésuite indien qui gère le projet Agnipuri, nous a fait un témoignage sur sa vie, on en retiendra sa sagesse « If you want to do something for the poors, the whole world will conspire with you ”.

Sur ces bonnes paroles, nous rejoignons nos lits de camps bercés par les chansons du Bollywood parvenues du ciné en plein air de l’internat !

D’accueil en accueil – mardi 5 juillet

Accueil fantastique du village d’Agnipuri où nous nous rendons tous les matins en magicobus, traversant les champs en chantant, klaxonnant les vaches ou troupeaux de biquettes et croisant tuk tuk surpeuplés.

Premier discours d’accueil, Leonor se fait notre porte parole avec sa chevelure blonde qui fait forte impression ici! Chacun d’entre nous est ensuite entraîné par différentes familles pour visiter les maisons, les étudiantes en médecine Ségolène et Louise et notre infirmière Diane sont emmenées avec émotion voir les villageois malades. D’autres sont conduits à l’école, certains enfants sont surexcités, d’autres effrayés n’ayant encore jamais vu d’étrangers. Nous nous rendons dans les collines alentours, « oh une fourmilière », « What is that ? ah non d’accord c’est un nid de cobras je vois je vois ».

Après ces premiers contacts très forts, direction l’école d’Agnipuri où nous dansons avec les enfants. Maxime,  que les Indiens appellent Maximum !, encourage les enfants dans leurs études par un discours de notre part ! Nous découvrons avec surprise en dégustant nos chappattis au ptit déj que ce moment de fête à l’école est immortalisé par un article et une photo publiés dans le journal local !